
Alors que le printemps commence à nous dévoiler ses plus beaux atours, je pense que cette recette vous rendra impatient(e) de voir revenir l’Automne. En effet, ce n’est malheureusement plus la saison du potimarron… ça craint, parce que c’est sans aucun doute le meilleur légume de couleur orange !
Mais ne vous découragez pas car cette recette est très facilement adaptable à d’autres légumes de saison, telle que la carotte ou les légumes verts (petits pois frais).
Pour se fournir en produits asiatiques, rien de mieux qu’Indochine, la boutique de la place Bouffay: croyez-le ou non, mais les grosses crevettes crues y sont à 10 euros/kg. Y acheter son riz, son lait de coco et ses herbes fraiches vaut aussi le coup, beaucoup plus qu’en supermarché.
pour 4 personnes - un wok/une casserole
Pour commencer, il faut cuire le potimarron. Mais pour le cuire, il faut réussir à le détailler en petits cubes. Il vous faut le plus grand couteau possible, mais une scie peut aussi faire l’affaire, vue la résistance de l’animal. Après l’avoir coupé en quartiers, épluchez-le. L’économe est parfait à cette fin, mais je recommande aussi les dents si vous êtes à bout de nerf. Dans un râle de joie, jetez les cubes dans une casserole d’eau bouillante et laissez cuire une dizaine de minutes : les morceaux doivent être tendres. Tendres oui, mais pas mous, car ils vont subir une seconde cuisson, et la recette ne s’appelle pas « Crevettes au lait de coco & purée orange ».
Réservez-les.
Après avoir retiré le germe de l’ail, émincez-le, et faites-le dorer dans un wok avec de l’huile d’olive à feu doux. Ajoutez-y l’oignon coupé finement, faites-le partir, faites-le revenir.
Si les crevettes étaient congelées, laissez tremper dans un grand bol avec de l’eau à peine tiède. Puis, décarcassez-lez (vous pouvez conserver les têtes et la carapace pour un bouillon de crustacés, ou pour une jolie idée cadeau).
Passez à feu moyen, et faites cuire les crevettes jusqu’à ce qu’elles deviennent roses. Ajoutez le concentré de tomates et un demi verre d’eau. Enfin, les cubes de potimarron, le sel, poivre, origan, un peu de menthe et le persil émincé.
Versez le lait de coco au moment de servir, mais sans recuire le plat, car le lait pourrait solidifier, et personne ne veut ça.
Bon appétit !
La tarte au citron meringuée, c’est un fond de pâte brisée avec plein de bonheur dessus. Le problème, c’est que réussir une belle meringue italienne, c’est très périlleux sans super robot Kitchen-Aid à 5.000 dollar . Je vous donne ici une technique qui a fait ses preuves, sans oublier la recette d’une belle crème de citron, applicable à n’importe quel agrume.
Pâte sablée
pour 10 petites tartelettes - puits/rouleau à pâtisserie/plaque de cuisson
Mélangez la farine, le sel et le sucre glace dans un grand puits.
Ajoutez le beurre «en pommade» (à température), par petits morceaux en malaxant bien.
Une fois le beurre incorporé, vous devez obtenir un mélange sableux uniforme.
Ajoutez ensuite l’oeuf au centre de la préparation et mélangez-le peu à peu avec le reste, pour former un pâton homogène.
Laissez reposer une demi-heure au frais, mais pas à l’air libre, sinon une croûte d’ oxydation se formera sur le dessus, et personne ne veut ça.
Etalez ensuite la pâte sur un plan de travail fariné, avec un rouleau à pâtisserie (ou une bouteille de vin…) bien fariné également, pour que la pâte ne colle pas.
Remplissez un grand cercle de pâtisserie, ou 10 petits, en prenant soin de ne pas laisser la pâte recouvrir les bords, car elle sera alors impossible à démouler une fois cuite.
S’il vous en reste, la pâte brisée bien protégée se congèle très bien.
Cuire environ 20 minutes à 150 degrés, jusqu’à coloration.
Crème au citron
pour 5 tartelettes - casserole/fouet
Mélangez les oeufs, le jus de citron, le fromage frais, le sucre et la crème fraiche dans une casserole.
Placez la casserole sur un feu moyen et fouettez le contenu jusqu’à un premier épaississement. Cela peut prendre entre 5 à 7 minutes.
Dès que le mélange change de texture, ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et continuez à mélanger jusqu’à parfaite incorporation.
Sortez du feu et réservez au frais.
Meringue italienne
casserole/puits/fouet mécanique/thermomètre à sucre
Je trouve la meringue Italienne beaucoup plus adaptée aux tartelettes meringuées que la Française (blancs d’oeufs et sucre blanc) ou que la Suisse (montée au bain-marie). Quelle différence ? Vous faites bien de poser la question, voici ma réponse : l’Italienne, ce sont des blancs montés grâce à un sirop. Elle est plus légère, un peu moins sucrée, mais très onctueuse.
Montez très légèrement les blancs en neige avec une pincée de sel dans un puits.
Dans une casserole, mettez 250 grammes de sucre et mouillez avec un peu d’eau (disons trois cuillères à soupe). Placez sur un feu doux, jusqu’à 120 degrés. BON, je me doute que tout le monde n’a pas de thermomètre de cuisine (et c’est dommage parce que c’est vraiment tip-top), donc, 120 degrés, c’est quand de grosses bulles de sirop apparaissent, après les petites bulles. Un sirop ce n’est pas un caramel, donc je ne veux pas voir de coloration, merci.
Ensuite, mixez de la main gauche les blancs en versant doucement le sirop avec la main droite au centre du mélange. Ou inversement. Ça demande beaucoup de pugnacité, c’est certain, mais vous pouvez le faire. Ensuite, continuez à mixer jusqu’à ce que la meringue soit froide et bien ferme (comme Margaret Thatcher).
Cherchez la définition de pugnacité dans le dictionnaire.
Vos fonds de tartes sont prêts, la crème de citron a refroidi, il ne vous reste plus qu’à monter les tartes, pardi ! Pour la meringue, je la façonne à la cuillère, le résultat est meilleur qu’avec une poche à douille (ne cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie). Pour un joli effet, un petit coup de brûleur est le bienvenu. J’ai acheté le mien 6 euros à BricoTruc, et il marche du feu de Dieu !